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Oui, baisser le chauffage de deux à trois degrés la nuit permet de réduire votre facture d’environ 10 %, sans avoir froid. À condition de viser la bonne température et d’adapter votre stratégie à l’isolation de votre logement, entre baisse programmée et extinction totale.

Quelle température idéale pour bien dormir ?
La température recommandée dans une chambre la nuit est de 17 °C selon l’ADEME. L’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) retient une fourchette un peu plus large, entre 16 et 18 °C. Les deux sources convergent : la chambre doit rester fraîche.

Un environnement plus frais facilite l’endormissement et améliore la qualité et la profondeur du sommeil. Une pièce trop chaude n’est donc pas une bonne alliée pour passer une bonne nuit.
Concrètement, vous passez par exemple de 19 °C en journée à 16 ou 17 °C pour dormir.
Pour la chambre de votre enfant, l’ADEME donne deux valeurs selon les pages : 17 °C la nuit, ou environ 18 °C maximum. Restez dans cette fourchette, c’est l’essentiel.
Combien peut-on vraiment économiser en baissant la nuit ?
Un degré de moins sur le thermostat représente environ 7 % d’économie selon l’ADEME. La fourchette réelle va de 5 à 10 % selon l’isolation de votre logement.

| Baisse du thermostat | Économie estimée |
|---|---|
| 1 °C de moins | environ 7 % |
| 2 °C de moins | environ 10 % |
| 3 °C de moins | environ 10 %* |
Et vous n’êtes pas seul à jouer le jeu : 66 % des Français possèdent déjà un régulateur, et la moitié règlent leur chauffage à 16 °C ou moins pendant les absences.
Baisser ou couper : pourquoi éteindre est une fausse bonne idée
Vous pensez économiser en éteignant tout ? Dans un logement mal isolé, c’est une fausse bonne idée. Le matin, le système surconsomme pour retrouver sa température de consigne, et l’économie réalisée pendant la nuit s’évapore.

Un écart trop important entre le jour et la nuit fait tourner les radiateurs à plein régime au réveil. L’ADEME conseille donc de baisser à 16 ou 17 °C, pas de couper, sauf dans un logement très bien isolé où l’extinction reste possible.
Comment programmer son chauffage pour la nuit, pas à pas
Avec un thermostat programmable, l’ordre est simple : amorcez la baisse vers 23 heures et programmez la remontée trente minutes avant le réveil, comme le conseille ENGIE. Dans un logement à forte inertie, avancez la remontée d’une à deux heures.

-
Consigne nocturne
Réglez une température plus basse pour la nuit.
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Minuterie
Programmez la baisse vers 23 heures.
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Réveil
Fixez la remontée trente minutes avant le réveil.
Pas de thermostat programmable ? Réduisez la consigne à la main juste avant le coucher, dans toutes les pièces. Le matin, aérez d’abord, puis remontez la température.
- Achat : de 60 à 250 €.
- Installation : de 150 à 300 €.
- Économie : jusqu’à 15 %, soit 270 € par an à l’électricité ou 210 € au gaz.
Mais rien n’est universel : votre type de chauffage, votre isolation et surtout l’inertie thermique décident du résultat.
Pompe à chaleur ou chaudière : des règles différentes la nuit
Couper le chauffage la nuit, le geste paraît universel. Mais avec une pompe à chaleur, c’est différent : elle est conçue pour maintenir une température stable, pas pour remonter d’un coup.

Pompe à chaleur
- Ne l’éteignez jamais : la relance consomme plus que l’économie nocturne.
- Baissez de 1 à 2 °C maximum. Au-delà, le gain s’annule.
- Sur un plancher chauffant hydraulique, ne changez rien.
Chaudière gaz ou fioul
- Ne l’éteignez pas non plus : le démarrage consomme beaucoup.
- Mieux vaut laisser tourner avec un réglage réduit.
Éteinte, elle laisse refroidir les murs, puis tourne à plein régime au matin. L’économie de la nuit est perdue dans la relance. Pour l’arrêt complet, il n’existe que deux justifications : l’absence de plus de trois ou quatre jours, en mode hors gel autour de 8 à 12 °C, ou la maintenance annuelle.
Chauffage éteint pendant une absence : les réglages selon la durée
Une absence de quelques heures suffit à justifier une baisse de 1 à 2 degrés, sans couper. Pour un départ programmé, réduisez le chauffage 30 à 60 minutes avant de partir, puis programmez le redémarrage 1 à 3 heures avant votre retour, selon l’isolation du logement.

| Durée d’absence | Réglage conseillé |
|---|---|
| Durée d’absence | Réglage conseillé |
| 2 à 8 heures | Mode éco à 16 °C |
| 1 à 2 jours | 16 °C |
| Moins d’une semaine | 14 °C |
| Plusieurs semaines | Mode hors gel (7 à 12 °C) |
Le mode hors gel, entre 8 et 12 °C, devient indispensable au-delà de 72 heures d’absence, ou si le thermomètre extérieur passe sous -5 °C.
En cas d’absence prolongée, pensez aussi à couper le chauffe-eau pour éviter toute consommation inutile.
Quel chauffage est le plus économique en 2026 ?
Le prix du kWh utile, c’est-à-dire la chaleur réellement produite pour un euro dépensé, départage les chauffages.

| Chauffage | Coût par kWh utile | À retenir |
|---|---|---|
| Bois bûche | 0,04 € | Le moins cher, exige place et entretien |
| PAC air-eau | 0,057 € | Très compétitif pour une maison |
| Granulés | 0,075 € | Pratique en silo |
| Gaz à condensation | 0,11 € | Correct, plus éligible MaPrimeRénov’ |
| Fioul | 0,12 € | Interdit en neuf |
| Électricité | 0,23 € | Le plus cher par kWh |
Pour une maison de 100 m², la pompe à chaleur air-eau s’impose à l’année : 700 à 1 000 €, soit 40 % de moins qu’un radiateur classique. Son COP de 3 à 4 explique tout.
Attention : l’installation d’une chaudière fioul neuve est interdite depuis 2022, et le gaz n’a plus droit à MaPrimeRénov’.
Pour une pièce seule, un poêle à bois ou à granulés reste un appoint efficace, sans rallumer tout le circuit.
Logement bien isolé
- Privilégiez la PAC air-eau, son rendement reste élevé
Maison mal isolée
- Préférez une chaudière à granulés, qui monte en température même par grand froid
Se réchauffer sans rallumer le chauffage : les gestes qui marchent
Portez des chaussons, gardez un plaid à portée de main et fermez vos volets dès la tombée de la nuit. Ces gestes simples, recommandés par l’ADEME, remplacent plusieurs degrés de chauffage.







